Histoire de la Caricature

Un peu d’histoire!

Mini-encyclopédie de la Caricature

Comment j’ai rédigé cette Mini-encyclopédie? J’ai compilé 2 livres passionnants sur l’histoire de la caricature:  “La caricature – Art et manifeste” de Ronald Searl , Claude Roy et Bernard Bornemann édité chez Skira en 1974, et “Affiches et caricatures dans l’histoire” de Robert Philippe Chez Fernand Nathan en 1980.

Pourquoi? Je souhaite replacer la Caricature dans son contexte historique pour montrer son importance dans l’évolution des démocraties moderne, et je n’aurais pas pu mieux dire ou faire que ces 2 livres, qui sont excellents, et disponibles d’occasion sur le net assez facilement. Je les recommande vivement à ceux qui s’intéressent à l’histoire en général.

Il y a un excellent site web qui parle de caricatures, avec d’excellentes vidéos: le Réseau Canopé.

Sommaire:

Les 4 grandes périodes de la caricature:

1ère époque, le 16è siècle- 2è époque, le 17è siècle

3è époque, de 1792 à  1830- 4è époque, le 19è siècle

Définition: Il existe de très nombreuse définition de la caricature. Si on se fie à la page très succincte que consacre Wikipedia à la question: “Une caricature est un portrait peint, dessiné ou sculpté qui amplifie certains traits caractéristiques du sujet.” Selon moi la caricature est beaucoup plus que cela, elle est liée à l’histoire de la démocratie moderne.

Bunburry

Le caricaturiste satirique est un soldat qui part en guerre. Il dénonce, il dévoile, il démasque. Il garde l’espoir d’anéantir les imposteurs. Le caricaturiste d’humour lui, est un citoyen impuissant qui a tout perdu, sauf la ressource de faire “comme si”, comme si il était libre et heureux. Dans l’humour de potence analysé par Freud, dans l’humour des peuples opprimés et des individus coincés, dans l’humour juif et dans le folklore ironique des noirs américains ou des peuples de l’est, la victime libère ses humeurs sans se libérer de ses liens. Elle joue avec ses chaines parce qu’elle ne peut pas les briser. L’homme qui rit de son ennemi sans l’avoir abattu, qui rit de son malheur sans l’avoir supprimé. Il a l’illusion d’un allègement de sa peine, sans avoir obtenu la réalisation de son désir profond.

Mais la caricature n’est pas forcément et uniquement agressive. Le trait accusé n’est pas toujours accusateur, il peut être souligné pour mettre en évidence un mouvement de sympathie, un jugement d’approbation.

La déformation est ce que Mosini, écrivant en 1646 sur Annibal Carrache, comme le valeureux artifice qui tend à une altération expressive du modèle. L’artiste cherche la plus parfaite altération. Le peintre déforme et stylise mais ne charge pas, il est le créateur d’une beauté idéalisée. Le beau est une sorte de charge idéalisante, une déformation magnifiante du réel, la caricature proprement dite est une charge dépréciative, une déformation accusatrice.

L’art est déformateur par essence. La chambre noire reflète, l’oeil humain subit la charge de l’esprit, qui charge la main de choisir, accentuer, supprimer, souligner, de charger de signification une image. Cette signification n’est pas celle d’un miroir, mais une interprétation chargée d’exprimer une cosa mentale.

Pour Freud: la caricature, la parodie, le travestissement, s’attaquent aux personnes à qui l’on doit le respect, qui détiennent quelque autorité, qui s’élèvent dans un sens ou dans l’autre, au dessus du commun.