3è époque de la caricature: de 1792 à 1830

(en cours de rédaction)

1792 / 1830

L’après Robespierre et sa période de terreur et marquée par l’envie de vivre. De nouveau on se moque des création de la mode, la société étale ses plaisir, le diabolo et autres jeux; les parvenus républicains se jettent sur les tenues des Merveilleuses, même le marquis de Sade ne choque pas vraiment. Les caricatures de mode et de mœurs du consulat et du directoire éclairent la nouvelle société née de la révolution. Les caricatures de cette époque qui mettent en scène un monde de petits escrocs, de libertins, de femmes légères, qui s’attachent aux thèmes de l’hypocrisie, de la débauche, du mensonge, et à une description minutieuse des vêtements, révèlent au delà de leur apparence de vignettes légères, les hésitations et les peurs de cette classe nouvelle qui se cherche et ne parvient pas à se structurer.

Le 18è correspond dans toute l’Europe à la destruction du personnage noble, jusqu’à l’abolition des privilèges.

 

Le journalisme illustré débute avec The Scourge, The satiriste of the monthly meteor, The bon ton, mais s’affirme véritablement à partir de 1841 dans ce qui va devenir le support principal de la satire, le Punch, dont l’esprit se perpétuera tout au long du siècle.

La satire Napoléonienne constitue un chapitre à part dans l’histoire de la caricature. Personne ni avant ni après n’a suscité autant d’agressivité et d’inventions de la part des caricaturistes. Exalté par des dessinateurs nationalistes comme Vernet, Charlet ou Raffet, ou au contraire à l’étranger on cherche à le démasquer, et donner la preuve qu’il n’est pas invulnérable.

Rétablissant la censure dès son arrivée au pouvoir, il cherchera même à l’imposer en Angleterre, tant les caricatures l’exaspèrent. Il faut dire qu’il passe son temps à commander des peintures, médaillons, pièces de monnaies, à son effigie. Les caricatures sont pour lui un blasphème. William Pitt integrera la caricature dans sa propagande. La haine à son encontre en Angleterre explose en 1803 quand Napoléon rompt la paix d’Amiens et prépare des plans d’invasion. La production de caricature devient inouïe. On passe du Gargantua, du géant, au singe ridicule, à l’enfant insolent. On brise le mythe, on l’éloigne peu à peu du mythe du surhomme.

En Allemagne, c’est la bataille de Leipzig qui enflamme la ferveur nationale contre Napoléon, entrainant les caricaturistes. D’autant qu’il était bien perçu jusque là, que la censure l’y protégeait. Schadow et Voltz sont les deux grands représentants.

Dans les années 1820, 1830, la lithographie permet une explosion de l’illustration.

Grandville crée un monde onirique où tout est en perpétuelle métamorphose, nul objet n’est réellement ce qu’il est. Les surréalistes l’adoreront. C’est un artiste d’une imagination visuelle débordante. L’utilisation de la symbolique lui permettra d’échapper à la censure. Il meurt fou en 1847, pour sa tombe il composa lui même son épitaphe:.

À la chute de Napoléon, et dans l’Allemagne de la restauration, le monde imaginaire est le seul refuge pour les caricaturistes, la caricature politique est totalement censurée. 119

En Angleterre, livres et journaux ont remplacé les estampes. Dickens sort de l’anonymat grâce à l’illustrateur Robert Seymour, qui plus tard se suicidera suite â une critique de Dickens pour un de ses dessins.

 

La revue satirique Le Nain Jaune s’acharne contre Talleyrand, creeant pour lui l’Ordre de la Girouette, suivra l’Ordre de l’éteignoir qui s’en prend à tous les réactionnaires, plus spécialement les jésuites, “parti prêtre”, qui selon le journal à la mainmise sur le pays.

 

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