Les techniques de reproduction.

Les différentes techniques de reproduction

 

La gravure sur bois: la xylogravure consiste à graver en relief un dessin sur un bois très dur (poirier, pommier, ébène). Cette matrice est recouverte d’encre, la papier est pressé, recueillant l’empreinte des parties en relief, les partie en creux restent blanches. Cette techniques est associée aux incunables et des images religieuses. La xylogravure donne aux pauvres des supports à leur foi, avec des images pieuses promesses d’espoir, mais aussi diffuse les invitations à la rébellion contre la tyrannie des Seigneurs, et célèbre les héros victimes de la révolte des paysans.

La gravure sur métal: elle s’effectue manuellement aux moyens d’outils, ou chimiquement, notamment la technique dite de l’eau-forte: la feuille de cuivre ou de zinc est recouverte d’un vernis que l’on retire ensuite à l’aide d’une pointe afin de tracer le dessin, et laissant le métal à nu. On le plonge ensuite dans un mélange d’acide nitrique et d’eau: l’eau-forte, ou mordant. Le métal est ainsi gravé, il n’y a plus qu’à retirer la cire, et presser la plaque sur une feuille légèrement humide.

Maso Finiguerra est un des premiers à ouvrir un atelier de gravure sur métal, à Florence en 1452. Le métier de graveur sur métal va créer de véritable dynasties familiales, son coût élevé en fera un art le plus souvent au service du pouvoir, à une catégorie sociale dominante. L’illustration de revendications populaires n’est pas à chercher dans cette technique.

La lithographie: lithos voulant dire pierre, graphein écriture. Le dessin est exécuté sur une pierre calcaire aux moyens de crayons et d’encres grasses, fixé chimiquement. Ce n’est pas le volume qui crée l’impression mais l’antagonisme entre l’eau et les partie grasse. On mouille la pierre dessinée qui s’imbibe, sauf les parties dessinées. On applique ensuite l’encre sur la pierre, seule les parties non-imbibée d’eau retiennent l’encre. Le dessin est ensuite parfaitement imprimé sur la feuille, le rendu étant parfaitement semblable au dessin tracé sur la pierre. Technique découverte par hasard par l’Allemand Aloys Senefelder en 1796. Plus tard on remplacera la pierre par du zinc, de aluminium.

Contrairement à la gravure sur bois ou sur métal, la matrice ne s’use pas et permet de très forts tirages. De plus cette technique permet d’imprimer en même temps dessin et texte. L’idée d’enrouler sur un cylindre le dessin (invention de Frederih König) permis au Time d’atteindre le tirage de 1000 exemplaires à l’heure.

L’imprimerie offset: elle reprend le principe de la lithographie, mais la feuille n’entre pas en contact direct avec la matrice, mais avec un cylindre revêtu de caoutchouc qui recueille l’image et la transmet au papier.

L’héliogravure est un système d’impression en creux, grâce à des cylindres de cuivre gravés chimiquement.

Pour ces deux procédés, il existe des machine d’impression à plat qui impriment des feuilles, et les rotatives qui impriment le papier en bobines. Permettant l’impression en masse, de qualité, et à bas coût, cela signe la fin de la typographie.