Paris sur le vif,
à l’encre de Chine
Trente à quarante-cinq minutes par dessin, installé en terrasse comme n’importe quel client. Des Deux Magots à la Galerie Vivienne, en passant par les restaurants mythiques de Paris — un carnet de croquis commencé il y a vingt-cinq ans, bien avant qu’on appelle ça de l’urban sketching.
Le café tire son nom des deux figurines chinoises — les « magots » — du magasin de nouveautés qui occupait les lieux avant lui. Verlaine et Rimbaud s’y attablaient, les surréalistes en firent leur quartier général, puis Sartre et Beauvoir en voisins du Flore. Le prix littéraire des Deux Magots y est remis chaque année depuis 1933.
La façade face à l’église, les stores, les garçons qui slaloment entre les tables. Site officiel des Deux MagotsLe carnet 2026
Huit croquis récents, dessinés sur place : un crayonné simple et rapide pour trouver la perspective juste, puis l’encre de Chine, définitive. Le temps que le café refroidisse — c’est le format. Chaque original est unique et disponible à la vente.
Galerie Vivienne
Le plus élégant des passages couverts parisiens, inauguré en 1826 sur les plans de l’architecte François-Jean Delannoy. Mosaïques au sol signées Facchina, verrière, librairie ancienne — classée monument historique depuis 1974. Un huis clos de lumière au cœur du 2e arrondissement.
La verrière : un cauchemar de perspective, un bonheur de dessin.
Le Relais de la Butte
Une terrasse en escaliers sur l’une des plus jolies places de Montmartre. À deux pas, le Bateau-Lavoir, où Picasso peignit Les Demoiselles d’Avignon en 1907, entouré de Modigliani et de Max Jacob. Toute la bohème montmartroise a descendu ces marches.
Dessiné le carnet sur les genoux — la place penche, le dessin aussi.
Péniche sur la Seine
Les berges de la Seine sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO — un décor où rien n’a besoin d’être inventé : les péniches amarrées, les ponts, les bouquinistes en surplomb. Le sujet préféré des urban sketchers du monde entier, croqué ici depuis le quai, entre deux passages de bateaux-mouches.
L’eau bouge, la péniche aussi. Le dessin, lui, doit tenir en place.
Le Grand Café Fauchon
La maison Fauchon régale la place de la Madeleine depuis 1886 — l’épicerie fine devenue institution du goût parisien, dont le Grand Café est la table. Le seul croquis en couleurs du carnet : entre le rose signature de la maison et les ors de la Madeleine, le noir et blanc n’avait aucune chance.
Le rose Fauchon — impossible de rester à l’encre seule. Site officiel Fauchon
Café Capucines
L’esprit brasserie des Grands Boulevards, à deux pas de l’Opéra Garnier et de l’Olympia. C’est sur ce boulevard, dans le Salon indien du Grand Café, que les frères Lumière donnèrent en décembre 1895 la première projection publique payante du cinématographe. Un trottoir chargé d’histoire — et de terrasses.
Les Grands Boulevards : trop de monde à dessiner, il faut choisir.
Le Valois
Sur la discrète place Rio de Janeiro, à deux pas du parc Monceau, un vrai café de quartier au cœur de la plaine Monceau — ses façades haussmanniennes, ses hôtels particuliers, son Paris résidentiel que les touristes ne trouvent jamais. La terrasse des habitués, pas des guides de voyage.
Ici, personne ne pose : tout le monde vit. Le rêve du dessinateur.
Café de la Paix
Inauguré en 1862 au pied de l’Opéra Garnier, décor Second Empire classé, et la terrasse la plus regardée de Paris — Maupassant, Zola et Oscar Wilde y avaient leurs habitudes. La légende veut qu’en s’y asseyant assez longtemps, on finisse par voir passer le monde entier.
La terrasse où le monde entier finit par passer — il suffit d’attendre, crayon en main.L’urban sketching avant l’urban sketching
Le croquis urbain est devenu un mouvement mondial : des milliers de dessinateurs qui sortent leur carnet dans la rue, en terrasse, sur un quai, et dessinent ce qu’ils voient, quand ils le voient. C’est exactement ce que je fais dans Paris depuis vingt-cinq ans — quand ça ne portait pas encore de nom.
Ma façon de travailler n’a pas changé : je m’installe en terrasse comme n’importe quel client, je commande, et je dessine. Un crayonné simple et rapide d’abord — juste ce qu’il faut pour trouver une perspective juste — puis l’encre de Chine, qui rend chaque trait définitif. Trente à quarante-cinq minutes plus tard, le croquis existe ou il n’existe pas. Il arrive qu’un dessin parte offert, à un enfant ou à une passante qui a eu la curiosité de regarder par-dessus mon épaule.
C’est cette contrainte du temps qui fait le style : on ne dessine pas tout, on choisit. Une façade, deux silhouettes, un chien qui attend. Le reste, c’est du blanc — et le blanc, sur un croquis, c’est de l’air.
Les restaurants mythiques, en planches
Certains lieux méritent plus que quarante-cinq minutes. Les croquis de structure sont pris sur le vif, puis repris à l’atelier en planches A3 documentées — archives photographiques, plans, enseignes exactes. Un Paris des années 60-70, ambiance carte postale : les 2CV sur les pavés, les garçons de café, les chiens qui attendent leur maître.
Café de Flore
Haut lieu du surréalisme et de l’existentialisme. Sartre y écrivait chaque matin à la même table, Beauvoir y recevait ses étudiants. Picasso, Apollinaire, Boris Vian — toute une époque a commandé un café crème ici.
Site officiel du Café de Flore
Le Dôme
La brasserie des artistes maudits. Modigliani, Hemingway, Picasso, Fitzgerald — toute la bohème de Montparnasse des années 20 s’y retrouvait. Aujourd’hui classé monument historique, sa façade de verre et de fer reste inchangée.
Bouillon Pigalle
Le pari fou de relancer le concept des bouillons populaires du XIXe siècle a parfaitement réussi. Deux millions de couverts par an dans ce décor Belle Époque retrouvé, et une queue permanente sur le boulevard de Clichy.
Site officiel du Bouillon Pigalle
La Fontaine de Mars
Le restaurant où Barack Obama a choisi de dîner en 2009 avec ses filles, lors de sa première visite officielle à Paris. Il avait réservé sous un faux nom — la patronne ne l’a reconnu qu’en voyant les agents du Secret Service.
Site officiel La Fontaine de Mars
Le Procope
Le plus vieux café de Paris. Voltaire y buvait quarante tasses de café par jour, Robespierre, Danton et Marat y complotaient la Révolution, Benjamin Franklin y négociait le traité d’alliance franco-américain.
Site officiel Le Procope
Restaurant Maxim’s
Joyau de l’Art Nouveau, temple des nuits parisiennes depuis la Belle Époque. Coco Chanel, Aristide Briand, le roi Édouard VII… Pierre Cardin en a été propriétaire pendant quarante ans.
Site officiel Restaurant Maxim’s
Musée Carnavalet
Le musée de l’histoire de Paris, installé dans deux hôtels particuliers du Marais. Madame de Sévigné y vécut de 1677 à 1696 et y écrivit une grande partie de ses lettres célèbres.
Le Train Bleu
Construit pour l’Exposition Universelle de 1900, classé monument historique en 1972. Coco Chanel, Salvador Dalí, Brigitte Bardot, Cary Grant — et la scène du repas de « Mr. Bean’s Holiday » y a été tournée.
Site officiel Le Train BleuLe crayon d’abord, l’encre ensuite
Un crayonné simple et rapide pose la perspective — c’est lui qui rend le dessin juste. Puis l’encre de Chine prend le relais, sans repentir : chaque trait est définitif. Un croquis raté part à la corbeille, jamais à la retouche.
30 à 45 minutes, montre en main
La contrainte du temps fait le style : on ne dessine pas tout, on choisit. Une façade, deux silhouettes, un chien. Cette vitesse-là ne s’improvise pas — c’est vingt-cinq ans de terrasses parisiennes.
Du carnet à la planche
Les lieux qui le méritent passent du croquis sur le vif à la planche A3 d’atelier : archives photographiques, plans, enseignes et ferronneries exactes. Le carnet capte l’instant, la planche raconte l’histoire.
Un lieu croqué en 40 minutes.
Imaginez votre séminaire.
Cette vitesse d’exécution en conditions réelles — dessiner juste, vite, devant tout le monde, sans droit à l’erreur — c’est exactement le métier du graphic recording : la synthèse visuelle en temps réel de vos conférences, séminaires et ateliers.
Découvrir le graphic recording →Votre établissement, croqué sur le vif
Restaurant, hôtel, boutique, café de quartier : je dessine votre façade ou votre salle d’après vos photos, dans le style spontané du carnet — l’énergie du croquis pris sur le vif, sans le coût d’un déplacement. 150 € l’original à l’encre de Chine, pour votre décoration, votre communication… ou le cadeau qu’un restaurateur n’oublie pas. Un déplacement pour dessiner sur place reste possible, sur devis. Les croquis originaux du carnet sont également disponibles à la vente. Devis gratuit sous 48h.
Vous cherchez plutôt une aquarelle détaillée de votre établissement, façon planche d’atelier documentée ? C’est une autre technique, plus longue, à partir de 250 € — voir les illustrations d’architecture.
✏️ Demander un devis gratuitEn bref — les croquis parisiens de Sébastien Rieu
| Sujet dessiné | Format | Destination idéale |
|---|---|---|
| Les Deux Magots, Café de Flore (Saint-Germain-des-Prés) | Croquis sur le vif à l’encre de Chine et planches d’atelier A3 | Décoration littéraire, cadeaux de prestige, collection |
| Le Relais de la Butte et Montmartre | Croquis urbain sur le vif, encre de Chine, 30 à 45 min | Souvenir de Paris authentique, collection d’art personnelle |
| Galerie Vivienne et passages couverts | Croquis sur le vif à l’encre de Chine | Décoration de boutique, hôtel, carnet de voyage encadré |
| Péniches et quais de Seine | Croquis urbain sur le vif | Décoration murale, cadeau parisien |
| Le Grand Café Fauchon, Café Capucines, Café de la Paix, Le Valois (Madeleine, Grands Boulevards, Opéra, plaine Monceau) | Croquis sur le vif, encre de Chine ou couleurs, 30 à 45 min | Décoration de café-brasserie, cadeau gourmand, collection parisienne |
| Grandes brasseries (Le Train Bleu, Maxim’s, Le Procope) | Planches d’atelier A3 documentées, encre de Chine ou aquarelle | Affiches de menu, fresques murales, série cohérente encadrée |
Foire Aux Questions
Qu’est-ce que l’urban sketching ?
L’urban sketching (ou croquis urbain) consiste à dessiner sur place, sur le vif, ce que l’on a sous les yeux — une rue, une terrasse, une façade — plutôt qu’en atelier d’après photo. C’est aujourd’hui un mouvement mondial de dessinateurs et de carnettistes. Je pratique le croquis sur le vif dans Paris depuis vingt-cinq ans, à l’encre de Chine, en 30 à 45 minutes par dessin.
Vos croquis sont-ils vraiment réalisés sur place ?
Oui. Je m’installe en terrasse comme n’importe quel client et je dessine sur place : un crayonné simple et rapide pour trouver la perspective juste, puis l’encre de Chine, en 30 à 45 minutes. Certains lieux sont ensuite repris à l’atelier en planches A3 documentées et mises en couleur à l’aquarelle.
Peut-on acheter un croquis original du carnet parisien ?
Oui. Chaque croquis sur le vif est une pièce unique à l’encre de Chine, disponible à la vente. Les originaux sont expédiés à plat sous pochette protectrice ultra-rigide pour les formats A4 et A3, et dans des tubes de transport renforcés pour les grands formats.
Combien coûte le croquis de son propre établissement ?
150 € l’original unique à l’encre de Chine, dessiné d’après vos photos dans le style spontané du carnet parisien : vous avez le rendu du croquis pris sur le vif sans payer de déplacement. Un déplacement pour dessiner sur place est possible sur devis. Pour une aquarelle détaillée façon planche d’atelier, comptez à partir de 250 €.
Peut-on commander le croquis de son propre établissement ?
Absolument : restaurant, hôtel, boutique ou café de quartier. Je travaille d’après vos photos — façade, salle, terrasse, détails d’enseigne — et je restitue le trait vivant du carnet. C’est aussi un cadeau très apprécié à offrir à un restaurateur ou à un commerçant. Devis gratuit sous 48h.
Dessinez-vous aussi en direct lors d’événements ?
Oui, sous deux formes : le graphic recording — la synthèse visuelle en temps réel de vos séminaires et conférences — et les animations de caricature en direct durant les repas ou les cocktails. La rapidité d’exécution est la même que sur ces croquis : un dessin abouti en moins d’une heure, devant le public.
Comment décorer un établissement avec des dessins de Paris ?
Vous pouvez encadrer une série cohérente de croquis ou de planches en format A3, alignés horizontalement : la série confère une note artistique, authentique et chaleureuse à la salle d’un restaurant. Je réalise aussi des séries pour menus, cartes de vins et supports de communication.
Quels lieux parisiens figurent dans la collection ?
Le carnet sur le vif compte notamment Les Deux Magots, le Relais de la Butte à Montmartre, la Galerie Vivienne, le Grand Café Fauchon place de la Madeleine, le Café Capucines sur les Grands Boulevards, le Café de la Paix place de l’Opéra, Le Valois place Rio de Janeiro et les péniches des quais de Seine. Les planches d’atelier couvrent le Café de Flore, Le Dôme, le Bouillon Pigalle, La Fontaine de Mars, Le Procope, Maxim’s, le Musée Carnavalet et Le Train Bleu. La collection s’enrichit régulièrement.