Gustave Doré
Pourquoi est-il un génie de l’illustration et de la peinture ?
Gustave Doré (1832-1883) est un artiste du 19e siècle. Illustrateur, peintre, caricaturiste, graveur, il a réalisé plus de 100 000 œuvres. Sa faible popularité est inversement proportionnelle à son importance dans l’histoire de l’art, notamment pour son influence sur les débuts du cinéma. Pour en savoir plus : Wiki.
Ces images ne sont pas de mauvaises photos trouvées sur Google, certaines ont été scannées par mes soins dans des livres, d’autres proviennent de la BNF.
Découvrez le dessinateur des enfants de Montmartre : Poulbot.
Quelles sont les œuvres et peintures les plus remarquables de Gustave Doré ?

Le grand derby
Année : 1872
Technique : Gravure sur bois
Scène de la célèbre course hippique d’Epsom, montrant l’effervescence et la foule variée, publiée dans son ouvrage sur Londres.

À travers Londres en chemin de fer
Année : 1872
Technique : Gravure sur bois
Vue saisissante des quartiers populaires de Londres depuis un viaduc ferroviaire, soulignant la densité et la pauvreté de l’ère industrielle.

Hommes-sandwich
Année : 1872
Technique : Gravure sur bois
Représentation de la misère urbaine à travers ces hommes portant des panneaux publicitaires pour survivre.

La barque funéraire d’Elaine
Année : 1867
Technique : Gravure sur bois
Illustration du poème de Tennyson, dépeignant la scène tragique et poétique d’Elaine d’Astolat morte d’amour pour Lancelot.

La cour des miracles
Année : c. 1870
Technique : Huile sur toile
Scène de genre inspirée par les bas-fonds de Paris, un sujet que Doré a traité pour illustrer des œuvres comme Notre-Dame de Paris.

La mort de Sanson
Année : 1866
Technique : Gravure sur bois
Illustration dramatique de l’épisode biblique où Sanson, aveuglé, abat les colonnes du temple sur les Philistins et lui-même.

La table du gourmand
Année : c. 1860
Technique : Caricature / Gravure
Scène satirique de la bourgeoisie et de ses excès, un thème récurrent dans les premières œuvres de caricaturiste de Doré.

Illustration pour Rabelais
Année : 1854
Technique : Gravure sur bois
Fait partie de la série d’illustrations pour l’œuvre de Rabelais, où le style grotesque et exubérant de Doré fait merveille.

The Derby at lunch
Année : 1872
Technique : Gravure sur bois
Autre scène du Derby d’Epsom, se concentrant sur les pique-niques et les interactions sociales en marge de la course.

Illustration pour Gargantua
Année : 1854
Technique : Gravure sur bois
Similaire à « Illustration pour Rabelais », cette gravure dépeint une scène du géant Gargantua, issue de son travail sur Rabelais.

The great tree, Kensington Gardens
Année : 1872
Technique : Gravure sur bois
Scène paisible montrant les Londoniens se relaxant à l’ombre d’un grand arbre dans l’un des parcs royaux de la ville.

Torrent dans les collines
Année : c. 1875-1880
Technique : Huile sur toile
Paysage dramatique et sauvage, probablement inspiré de ses voyages en Écosse ou dans les Alpes, montrant la puissance de la nature.

Souvenir de Loch Lomond
Année : 1875
Technique : Huile sur toile
Un de ses plus célèbres paysages écossais, cette peinture capture la lumière et l’atmosphère brumeuse et romantique du loch.

La rêverie du moine
Année : c. 1865
Technique : Huile sur toile
Peinture de genre représentant un moine dans un moment d’introspection, souvent avec une touche d’humour ou de critique anticléricale.

Cascade du trou de l’enfer
Année : c. 1877
Technique : Huile sur toile
Paysage spectaculaire des Pyrénées, peint lors de ses voyages. L’œuvre met en scène la force sublime et terrifiante de la nature.

La maison de Caïphe
Année : 1866
Technique : Gravure sur bois
Illustration de la scène où Jésus est amené devant le grand prêtre Caïphe, marquée par un clair-obscur intense.

Pauvres Londoniens
Année : 1872
Technique : Gravure sur bois
Scène poignante montrant une famille pauvre dans les rues de Londres, un exemple de son réalisme social.

Mendiants de Burgos
Année : c. 1862
Technique : Dessin, gravure
Scène de rue observée lors de ses voyages en Espagne, capturant la vie quotidienne et la pauvreté avec un style réaliste et empathique.

La marche des chevaliers
Année : c. 1877
Technique : Gravure sur bois
Illustration épique montrant une armée de croisés en marche, un exemple de ses grandes compositions historiques pleines de mouvement.

Le pays des fées
Année : c. 1881
Technique : Huile sur toile
Peinture féerique et onirique, montrant son intérêt pour le fantastique et l’imaginaire, au-delà de ses illustrations.

Paysage de montagnes
Année : c. 1870-1880
Technique : Huile sur toile
Titre générique pour ses nombreuses œuvres dépeignant les paysages grandioses des Alpes ou de l’Écosse, qu’il affectionnait.

L’enfance de Pantagruel
Année : 1854
Technique : Gravure sur bois
Illustration de l’œuvre de Rabelais, montrant le jeune géant Pantagruel dans une scène pleine de verve et d’humour.

L’ascension du mont Cervin
Année : 1865
Technique : Gravure sur bois
Illustration pour le récit de l’alpiniste Edward Whymper, dépeignant un accident tragique lors de la première ascension du Cervin.

L’aigle pyrénéen
Année : c. 1877
Technique : Huile sur toile
Peinture majestueuse d’un aigle dominant un paysage des Pyrénées, symbolisant la liberté et la puissance de la nature sauvage.
La vie d’un homme pressé
Doré a passé son existence à vouloir qu’on le regarde comme un peintre. C’est l’illustration qui l’a rendu célèbre, et cette frustration explique bien des choses — jusqu’aux paysages que vous venez de voir.
Naissance à Strasbourg, le 6 janvier. L’enfant dessine avant de savoir écrire correctement, et ne prendra jamais de véritables cours.
Arrivé à Paris à quinze ans, il pousse la porte de Charles Philipon, patron du Journal pour rire. Il en ressort avec un contrat de trois ans. À l’âge où l’on passe des examens, il est caricaturiste professionnel.
Les œuvres de Rabelais. Les géants, les ripailles, le grotesque assumé : son style éclate d’un coup, et il n’a que vingt-deux ans.
L’Enfer de Dante. Aucun éditeur n’y croit — un livre trop grand, trop cher, trop sombre. Doré le finance lui-même. Le tirage part en quelques semaines et Hachette vient lui demander la suite.
Les années de gloire s’enchaînent : les Contes de Perrault, Don Quichotte, puis la Bible. Ses images deviennent celles que le monde entier associe à ces textes, au point qu’on les reprend encore au cinéma.
Boudé par les critiques français qui refusent de le prendre au sérieux comme peintre, il ouvre sa propre galerie à Londres. Les Anglais, eux, se déplacent en foule.
Parution de son grand livre sur Londres, mené avec le journaliste Blanchard Jerrold. Pour le préparer, il arpente les bas-fonds de nuit, sous escorte policière. Ce sont ces planches que vous voyez plus haut : les hommes-sandwich, la famille sur le trottoir, le train qui traverse la misère.
Mort à Paris le 23 janvier, à cinquante-et-un ans, épuisé par un rythme de travail que personne n’a jamais égalé. Il repose au Père-Lachaise.
Plus de 100 000 œuvres en trente-cinq ans de carrière. Et cette ironie finale : celui qui rêvait des cimaises officielles a fini par inventer une grammaire visuelle que les premiers cinéastes ont pillée sans le nommer.
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Dépôt e-Soleau INPI n° DSO2026034040 du 14 septembre 2026. Toute reproduction, même partielle, est soumise à autorisation.